dimanche 26 avril 2009
Q-Tip+Saadiq. Part 1
Même fraichement arrivé à Paris, ces concert me paraissaient un peu durs... Les 5 sont justes ricains, ce qui sous entends qu'on les voit sur notre sol au mieux tous les 5 ans pour un concert unique...
En février, j'étais quand même particulièrement bercé par les nouveaux albums de Saadiq et de Tip. Bien qu'étant sortis fin 2008, ils continuaient à truster l'écran de mon ipod.
Pas de surprise lorsque j'ai appris coup sur coup leur présence pour l'un en avril au Bataclan et pour l'autre en mars à l'Elysée Montmarte; mais l'excitation était là. J'avoue que j'étais quand meme beaucoup plus motivé par le concert de Saadiq que celui de Q-tip. Ça fait plusieurs années que j'écoute la musique de Saadiq alors que j'écoute Q que depuis quelques mois (honteux, je sais). J'ai donc acheté ma place pour le concert de Saadiq le jour meme de son annonce. Yes!. Une semaine après était annoncé le concert de Q. Ne trouvant personne pour venir avec moi et un peu rebuté par les 48€ à dépenser, je renonçais à ce concert... Mais heureusement pour moi, mes amis me connaissent bien et pour mon anniversaire mon offert un précieux sésame pour l'Elysée. Je ne calculais pas encore la qualité de ce cadeau.
1) Q-Tip makes life better!
Nous voilà donc ce jour de mars, arrivé devant l'Elysée Montmartre vers 19h15, putain comme dirait Saadiq "this place is croweded!". Je me poste donc dans le file d'attente (à 50m de l'entrée). Première impression, le public à l'air assez âgé, en gros je suis au milieu des vrai fans de Q, ceux qui le kiffent depuis A tribe called Quest et l'age d'or du Hip Hop dans les années 90. Un public de connaisseurs. Chic! Au moins on aura pas droit aux classiques mecs qui font le tour du public et viennent te faire chier pendant tout le concert, comme si eux s'en foutaient...
Me voila dans l'Elysée Montmartre, la salle a vraiment l'air super, et en plus je suis bien placé... j'attends plus que Q.
Première partie vraiment pas mal (l'occasion de voir un synthé-guitare, cool!). Mais c'est comme si le public disait poliment au groupe "Super! Non vraiment bien. Mais on est en mission... on vient voir Q-tip!!". Ça fait quand même 17 ans que Q n'était pas venu en France et ça se ressent au niveau de la Fan-Base. Les gens l'attendent. J'ai l'impression d'être un privilégié qui se rend pas compte de sa chance. Durant l'attente avant Q, la pression monte, la salle se remplie, l'excitation et à son maximum; ou c'est ce que je croyais. Car quand Q est rentré sur scène en toute simplicité et a commencé à chanter avec son groupe la pression a juste explosé! La salle était folle. La moiter du public vivait un rêve et l'autre moitié était petit à petit entrain de la rejoindre.
Concert génial! Après avoir attaqué sur son dernier album, Q-tip nous a offert une petit best of de ATCQ et de son 1er album. Au passage il nous a bien prouvé qu'il était une légende du Rap et un grand artiste et performeur. Les chansons s'enchainaient, la pression ne descendait jamais et le public répondait toujours présent lorsque Q le sollicitait.
Mais le grand moment du concert fut "Life is better". Q-tip a fait entonner au public le refrain "Life is better, since I found you!" . Comme une communion entre un public et un artiste qui déclarent leur amour commun pour la vie. Juste du bonheur! Q-tip saute dans le publique, tend son micro à ses fans pour qu'ils lui disent que la vie est belle. Puis reviens sur scène, fait chanter toute la salle... et part en laissant la salle chanter pendant plusieurs minutes en guise de rappel "Life is better..." moment fou!!! J'en ai encore des frissons en réécoutant la chanson.
Deux rappels plus tard, tout le monde sort de la salle à la fois frustré que ce soit déjà fini, mais convaincu d'avoir vécu un grand moment de musique et d'avoir communié avec une légende du rap.
Pour ma part, même si ce n'est pas le concert que j'ai préféré, j'ai surement vécu le meilleur et le plus intense concert de ma vie.
Bonus: le Remix de "We found, We love" avec quelques guests.
A suivre: Raphael Saadiq!
Chronique Funk by GMF: George Clinton Part 2
George Clinton décide alors de revenir à Parliament (cette fois sans « s ») avec les mêmes membres que pour Funkadelic pour un progés intitulé Osmium. Album dans lequel on retrouve la plupart des grandes chansons P-Funk reprises plus tard dans les albums de Funkadelic. En 1972 un autre extraterrestre va embarquer dans le navire P-Funk: William « Bootsy » Collins pris en stop ainsi que son frère Catfish devant la planète James Brown lassés des lubie de l’artiste. Ils furent suivis plus tard par Fred Wesley et Maceo Parker faisant de Parliament un véritable orchestre avec 4 guitaristes, 4 batteurs, 3 bassistes, cuivres à gogo et des tas de chanteurs. Le directeur de Motown de l’époque dira que les lives de George ressemble à des « parcs d’attractions », alignant entrée en vaisseau spatial, crâne géant sur la scène et costumes plus extravagants les uns que les autres, etc.
En 1974 le vaisseau prend un coup dans l’aile, les excès du guitariste Eddie Hazel (drogue) oblige Clinton à embaucher un nouveau guitariste virtuose pour assurer ses arrières : Mickael Hampton qui signera la guitare lead sur Standing On The Verge Of Getting On de Funkadelic et Up For The Down Stroke de Parliament .
C’est ici que s’opère un virage ou les deux groupes vont prendre deux chemins différents le Funk rock et psychédélique pour Funkadelic et le Funk pop et commercial pour Parliament.
En février 1976, Parliament signe la bombe Mothership Connection .Suivront différents albums pour Parliament et Funkadelic tout aussi intéressants (ou presque) mais loin du funk psychédélique de l'époque Funkadelic. C’est en 1978 que le groupe obtient un énorme succès commercial avec One Nation Under A Groove (Paul's edit: la chanson éponyme a été samplée par D'Angelo!) fusionnant le son de Parliament et Funkadelic. La même année sortira Motor Booty Affair de Parliament un très bon album tout aussi riche que One Nation Under A Groove .
Mais au début des année 1980 c’en est fini pour le groupe. Des querelles internes à propos d’argents déchireront le groupe et le rideau tombera sur la plus frappa dingue des sagas de l’histoire du funk.
George Clinton reste définitivement une Légende de la funk music. Il a créé un univers complètement démentiel avec ses costumes dont des groupes comme Kool And The Gang et Earth Wind And Fire s’inspireront plus tartd dans leur show. Des dizaines de groupes dérivés du P-Funk seront crées durant les années 70 et 80, ne perdant pas l’esprit P-Funk, on se souviendra de Quazar (Groupe éphémère mais tellement bon), Mutiny, les Parlets…
Mais la musique de George Clinton et de ses acolytes a laissé une marque indélébile dans l’histoire de la musique. En fusionnant les styles, elles s’est créée sa propre identité sous le nom de P-Funk.
Album à écouter :
Funkadelic :
Free Your Mind And Your Ass Will Follow,Maggot Brain,America Eats its young,Standing on the verge of getting on,Cosmic Slop,One nation Under A Groove...
Parliament :
Osmium,Mothership Connection, Chocolate City, Motor Booty Affair,The clones of dr. Funkenstein,Funkentelechy vs the placebo syndrome...
Derivés :
Quazar-Quazar , Mutiny-A night out with the boys et mutiny on the mamaship Fred Wesley-A blow for me a toot for you et Say blow by Blow...
samedi 18 avril 2009
Chronique Funk by GMF: George Clinton Part 1
Bonjour tout d’abord je me présente, je suis (GMF) GrandMasterFunk et dorénavant je vous présenterai la section funk de ce blog. Pour commencer à la demande de l’administrateur de ce blog je ferai une petite approche de l’univers P-Funk .
Véritable extraterrestre arrivé sur Terre le 22 juillet 1941, en Caroline du Nord, George Clinton chamboulera le funk de James Brown en embarquant dans son « Mothership ». Folie, groove, psychédélisme , glam, exubérance, soul, mysticisme, sexe, religion, politique, humour, mythologie et astrologie.
Aux manettes de ses deux machines de guerres Parliament et Funkadelic, George Clinton va donner au Funk le second souffle qu’il attendait.
La carrière de George Clinton commence dans un salon de coiffure à peigner des afros. Mais il crée très vite un énième groupe de doo-wop: les Parliaments (avec un « s ») en 1950 (il perdra très vite son « s » a cause de soucis juridiques). La rencontre du guitariste Lucius « Tawl » Ross, le bassiste Billy Nelson, Mickey Atkins à l’orgue et Ramon « Tiki » Fulwood à la batterie et surtout du guitariste virtuose Eddie Hazel qui va donner au groupe un nouveau son. En 1969 le label Westbound propose au groupe de signer sous un autre nom : Funkadelic et un an plus tard sortira l’album éponyme empreint de rock déjanté, accentué d’un psychédélisme très marqué et vaguement R&B. Quelques mois plus tard le groupe accueille Bernie Worrel qui va être très important dans le son Funkadelic avec ses synthés qui une fois samplés donneront plus tard le son G-Funk de Snoop , Dre et autres Warren G. Ils apparaît au sein du groupe sur l’album Free Your Mind And Your Ass Will Follow et Maggot Brain (2 folies venues d’une autres galaxy).
Le guitariste Eddie Hazel est la clé de voûte de la galaxie P-Funk (pour Pure-Funk ) alliant l’exubérance de Jimi Hendrix et la précision rythmique de Jimmy Nolen ( guitariste de James Brown) avec le titre Maggot Brain sûrement un des plus marquants de l’aventure P-Funk (George Clinton lui aurait demandé de penser à ce qu’il aurait éprouvé si sa mère était morte pour écrire ce morceau )...
vendredi 3 avril 2009
"Just bees and things and flowers!!"
Pour accompagner le soleil rien ne vaut ce disque de Roy Ayers qui sur conseil de mon futur disquaire préféré ensoleille mes oreilles sous mon casque.

Roy Ayers, le soleil, se coucher dans l'herbe et fermer les yeux, le bonheur ça peut être si simple.
Découvrez Roy Ayers!